29 novembre 2003

Quand nous arrivons dans l’Au-delà, nous sommes étonnés de constater combien nous savons, à la fois, peu et beaucoup de choses sur notre condition finale. En effet, depuis des millénaires, des contacts ont été entretenus entre le Ciel et la Terre, comme on dit, et petit à petit le voile s’est déchiré — grâce aux médiums, en particulier, et puis, maintenant, à travers les expérienceurs et tous ceux qui pratiquent l’écriture médiumnique, automatique ou intuitive. Et aussi, il faut le dire (pourquoi pas ?), grâce à des supports d’information comme La Revue de l’Au-delà dont l‘importance pour nous est beaucoup plus grande que ne peuvent laisser croire son apparence et sa diffusion.

Ceci dit, quand nous prenons conscience (il serait plus exact de dire : reprenons conscience puisqu’il s’agit d’un retour pour la grande majorité d’entre nous), nous sommes stupéfaits de voir comme la Terre est lourde par rapport à ce que nous vivons. Il ne s’agit pas de vous donner des regrets, chaque chose en son temps, mais tout simplement de dire la vérité. Le monde de l’Au-delà, dans nos sphères, est un monde merveilleux où nous jouissons d’une liberté incroyable, libres de ce corps qui nous limitait, sorte de prison physique, qui nous paraissait si important et qui l’est d’ailleurs.

Il ne m’appartient pas de décrire ce monde où je vis désormais, mais d’essayer de faire passer l’idée, comme beaucoup de mes devanciers, que votre séjour sur la Terre n’est qu’une étape pour grandir dans l’amour afin de vivre dans cet Au-delà de l’amour.

L’amour, on en parle beaucoup sur la Terre, souvent très mal d’ailleurs ! On a du mal à imaginer ce qu’il est, sa puissance et la finalité qu’il représente. En dehors de l’amour, rien n’est important. Dieu nous a créés pour aimer et seulement cela. Tout le reste n’est qu’illusions et Dieu sait si, sur la Terre, elles sont nombreuses et occultent savamment la réalité. Nous ne pouvons avancer que sur le seul chemin de l’amour. Ici, c’est le domaine de l’amour et c’est un véritable émerveillement à chaque instant de le constater. Les gens de la Terre ne savent pas ce qu’ils manquent avec leur égoïsme forcené, leurs ambitions mal placées, leur appétit de jouissance. Rien ne peut se comparer à ‘amour. Seul, il peut nous satis- faire, nous donner cette plénitude que nous recherchons tant sur la Terre, avec si souvent le plus grand des insuccès.

Aimer, direz-vous, mais ils n’ont que ce mot-là à la bouche, dans l’Au-delà ! Hé oui ! De quoi d’autre voudriez-vous que nous vous parlions ? Cela nous apparaît tellement évident à nous et si peu à vous ! Nous avons l’impression que vous êtes complètement aveugles et sourds. Le Christ a raison quand il dit : « Ils ont des yeux et ils ne voient points, ils ont des oreilles et ils n’entendent pas ». La Terre est le paradis des aveugles et des sourds et cela nous désole. D’où tous nos efforts pour faire passer ce message, toujours le même – il ne peut pas en être autrement, car c’est le seul important.

Aujourd’hui, je prends conscience, car mon expérimentation terrestre est encore bien proche, même si par certains côtés elle me paraît lointaine, combien on est loin sur la Terre d’un tel idéal. En fin de compte, on ne fait jamais assez. On se contente toujours trop tôt de ce que l’on a fait pour les autres. On ne prend pas conscience, finalement, combien l’amour changerait la vie sur ta Terre, du tout au tout : plus d’injustices, je dirais même plus de maladies, car tout est lié. Oui, ça serait vraiment le Paradis sur Terre !

Pour le moment, nous en sommes encore bien loin, même si ici et là il y a des efforts manifestes et que la tendance générale est beaucoup plus positive que vous ne te croyez vous-mêmes. La Terre bouge beaucoup plus que vous ne le croyez et dans Je bon sens. Nous nous y employons de toutes nos forces, car nous sommes vos alliés naturels et aussi, cela vous surprendra, tes premiers bénéficiaires. Vous et nous ne pouvons évoluer que de concert. Nous sommes liés beaucoup plus que vous ne pouvez le penser. Votre bien est le nôtre et réciproquement. La séparation entre nous n’est qu’apparente. Nous sommes solidaires. C’est ce que l’on appelle, mais c’est souvent mal compris, la communion des saints. Mais contrairement à ce que l’on pense souvent, cette solidarité va dans les deux sens, même pour les plans les plus élevés chez nous. Nous ne faisons qu’un dans l’amour de Dieu. J’ai conscience de la difficulté que vous pouvez avoir à comprendre ces derniers mots, mais j’espère que vous y réfléchirez.

Je vous dis à tous : Bon Noël, puisque beaucoup recevront cette Revue avant la fête de la Nativité, une grande fête, celle de la lumière sur la Terre. Et puis, bien sûr, Bonne année, une année dont vous serez les artisans de paix et d’amour. Je vous bénis.

Françoise